Bild-Zeitung Welt am Sonntag
Werner Mauss in der Internationalen Presse

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De même, il a été associé à l’élucidation

  • du cambriolage simulé par le joaillier Düe (13 millions de DM) en 1981.

    Dans une enquête sous couverture, M. Mauss réussit à récupérer 15 des bijoux que Düe avait précédemment déclarés volés.

    Après son arrestation le 5.8.1982, Düe est condamné le 4.1.1984 par le tribunal de grande instance de Hanovre à sept ans et demi de prison.

    La Cour fédérale de justice allemande (BGH) leva cette décision le 2.11.1984 parce qu’un témoin n’avait pas été entendu.

    Et il s’en est suivi l’acquittement au bénéfice du doute en deuxième ressort le 13 mars 1989, le ministère public n’ayant pas voulu considérer les preuves recueillies par des méthodes d’investigations secrètes.

    La chambre civile du tribunal de grande instance de Hanovre condamnera Düe pour manœuvres dolosives et imprudence caractérisée, en dépit de cet acquittement, sur la base des preuves non introduites en appel. Elle rejettera aussi sa demande d'aide juridictionnelle pour une action en dommages intérêts contre la société d’assurance Mannheimer Versicherung à concurrence de 73 millions de DM.

    Voir le jugement correspondant dans la rubrique réservée aux jugements et actes de procédure (Urteile/Schriftsätze) sous le 26 fevrier 1992, LG Hannover,   AZ 130192/91; pages 17, 18 et 19 [Link] et l’article paru dans le journal de Hanovre HAZ, du 27.2.1992 [Link]

    la bgh confirma la décision de la chambre civile du tribunal de grande instance de hanovre et l'assurance FUT exonérée du versement de TOUS dommages-intérêts AU titre du cambriolage simulé dans l’affaire Düe

    Düe recevra quand même plusieurs millions de DM à titre d’indemnité pour détention abusive.

En 1983, une poignée de journalistes, nommément connus entre-temps, menés par un journaliste de télévision de Francfort/Main, s’est fait manipuler dans le jeu criminel de Düe et ses acolytes.

Selon les informations dont nous disposons, ces personnes avaient réussi à corrompre un agent de la police judiciaire mis en détention provisoire dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie. Il leur a été possible, avec l’aide de cet agent, de révéler l’identité du témoin Claude, qui n’était personne d’autre que l’agent secret Mauss mandaté par la police dans l’affaire Düe. A cet agent, ils achetèrent, de manière illicite, des informations confidentielles sur différentes instructions en cours, ouvertes par le parquet dans plusieurs villes allemandes, et dans lesquelles M. Mauss était cité comme agent travaillant sous couverture, engagé par la police.

Ayant pris illicitement connaissance des éléments du dossier de la procédure engagée par les procureurs spéciaux, les journalistes ont découvert dans quelles villes M. Mauss avait réalisé des pratiques d’infiltration, autorisées au demeurant par le parquet, dans l’intérêt de l’instruction en matière de criminalité.

BIEN EVIDEMMENT, L’ACTION DE M. MAUSS NE TOMBAIT PAS SOUS LE COUP DE LA LOI.

Délibérément, en violation de leur devoir et de leur responsabilité de journaliste, prêts à risquer le délit de «volonté d’induire la justice en erreur», ces journalistes porteront plainte contre M. Mauss pour recel et bien d’autres actes délictueux auprès des tribunaux de Hanovre, Coblence, Stuttgart, Francfort/Main et d’autres villes allemandes à des fins d’enrichissement personnel.

IL FALLAIT A TOUT PRIX LUI ALLEGUER DES DESSEINS CRIMINELS AFIN DE LE DISCREDITER EN TANT QUE TEMOIN DANS L’AFFAIRE DÜE.

Cependant, les parquets des villes précitées ne tardèrent pas à découvrir le complot. Ils regrouperont toutes ces procédures individuelles en une procédure collective portée devant les tribunaux de Francfort/Main qui décideront d’office de l’abandon des poursuites contre M. Mauss dans tous les délits cités dans les plaintes déposées par les journalistes.

Aussi, il n’était point surprenant pour tout observateur averti à l’époque de voir ce journaliste de télévision de Francfort/Main, cerveau du cercle criminel de journalistes, lancer dès 1983 un documentaire télévisé en vue de mettre en cause l’agent Mauss, après avoir aidé à révéler l’identité de celui-ci au grand public.

En automne 1983, aveuglé par les arrangements conclus avec Düe et poursuivant exclusivement ses propres avantages financiers, ce même journaliste de Francfort se mit à rencontrer de grands criminels, qui purgeaient leurs peines dans différentes maisons d’arrêt en Allemagne à cette époque, pour leur révéler ses connaissances illégalement acquises (voir plus haut) à propos des missions secrètes de la police auxquelles l’agent Mauss avait participé.

Dans son document litigieux, l’homme de Francfort donna alors «l’opportunité» à ces grands criminels de «se plaindre tous à l’unisson, comme en chœur», soutenant mordicus qu’ils avaient été condamnés injustement. Le journaliste manipula habilement le film documentaire contre M. Mauss au profit de Düe, prévenu à Hanovre à l’époque. L’objectif de cette polémique inventée de toutes pièces, et qui allait perdurer les années suivantes, était d’alléguer des desseins criminels au plus grand témoin de l’accusation «Claude» (Mauss) et de le discréditer, à des fins d’enrichissement personnel, dans l’affaire Düe.

Les complices de Düe ne ménageront aucun effort, même après la "relaxe" de ce dernier, pour asseoir leur influence auprès de la presse écrite et audiovisuelle afin de mieux dénigrer M. Mauss, en le faisant passer pour un personnage douteux dans une odieuse campagne d’intoxication médiatique.

Dans les années 1987/88, les époux Mauss opèrent comme agents sous couverture contre des meurtriers présumés et des preneurs d’otage dans le cadre de différentes missions coordonnées par les services de sécurité européens.

Une fois de plus, le «cercle de journalistes» prend illégalement connaissance d’une opération. Et il ne reculera même pas devant le risque de mettre sérieusement en danger la vie des époux Mauss par des mesures nuisibles menées pendant cette mission à l’étranger.

Dans un premier cas, les journalistes vont installer des objets non loin du lieu de rencontre afin de révéler l’identité des époux Mauss à leurs interlocuteurs criminels. Après constat, la police criminelle du Land participant à l’opération a immédiatement saisi lesdits objets pour audition ultérieure des preuves. Ces objets sont aujourd’hui sous séquestre comme moyens de preuve judiciaire dans la cave du cabinet des avocats des époux Mauss.

Dans un deuxième cas, les journalistes communiqueront des informations à des criminels qui s’en serviront pour tendre une embuscade au couple d’agents secrets dans un parking souterrain de Francfort. Le couple remarque une voiture placée de travers pour lui bloquer la sortie. Au même moment, cinq hommes avancent en direction du véhicule. A une vitesse foudroyante, M. Mauss brise la vitre latérale de la voiture placée de travers à l’aide d’un cric, pousse la voiture de côté et ils passent, son épouse et lui, en vitesse devant les hommes au physique méditerranéen qui tentent en vain de leur barrer le passage. Ils défoncent la barrière de sortie du parking. M. MAUSS INFORME LE SERVICE DE POLICE FEDERAL POUR CLARIFIER L’INCIDENT.


Une fois de plus, l’objectif des intrigants était d’écarter M. Mauss en tant que témoin à charge dans l’affaire Düe.


Selon les informations dont dispose M. Mauss, les complices de Düe ont empoché la totalité des indemnités versées à ce dernier par le Land de Basse-Saxe pour détention abusive après son « Acquittement » en mars 1989


Coup de théâtre en juin 2000, 19 ans après, – le délai de prescription écoulé – 10,8 kilos de bijoux jadis déclarés volés par Düe sont saisis, encore étiquetés dans leur emballage d’origine, dans l'ancien magasin du père Friedrich Düe Am Ballhaus à Hanovre, à env. 400 mètres du lieu du crime, Am Kröpcke, pendant des travaux de rénovation.

Le nouveau propriétaire avait trouvé le "butin" dissimulé dans le magasin du père derrière les murs et les plafonds. Le père Friedrich Düe a vendu son magasin début automne 1982, pendant que Rene Düe était en détention provisoire. C’est pourquoi le fils criminel n’avait "heureusement" pas pu entrer en possession de son précieux butin jusqu'à la découverte de celui-ci en juin 2000.

Voilà qui devrait permettre de prouver définitivement que Düe avait simulé le cambriolage. En tout cas, il serait ridicule de prétendre que les voleurs avaient caché leur butin dans le magasin même du père Düe après leur forfait le 31 octobre 1981. Avec un certain recul, la déclaration de Düe lors du procès en appel selon laquelle il aurait retrouvé, par hasard, les 15 bijoux à charge remis à M. Mauss dans le magasin de son père, se révèle même être vraie.

Mais Düe avait «juste» oublié de dire au tribunal que 10,8 des 40 kilos étaient encore dissimulés dans le plafond et dans les murs de l'ancien magasin.


Après coup, il est effarant de constater que Düe et ses complices ont même réussi à se servir de célèbres hommes politiques, à les tromper de manière à en faire des complices involontaires de leurs malversations criminelles, «apparemment avec succès».


L’état actuel des informations disponibles sur l’affaire Düe permet de faire le r é s u m é suivant:

- 31 octobre 1981: «cambriolage» contre Düe.

- Düe déclare plus de 40 kilos de bijoux, dont 3.400 pièces de marchandises prises en commission, comme volés.

- Des témoins observent comment deux hommes au physique méditerranéen quittent précipitamment le magasin, munis chacun d’une petite mallette.

 

- La police de Hanovre exclut que les «auteurs ou complices présumés» aient pu transporter 40 kilos de bijoux en si peu de temps, les mallettes étant trop petites pour autant de bijoux, etc.

 

- En 1991, lors d’un procès pour meurtre à Istanbul, des Turcs [Link], [Link], déclarent avoir aidé Düe à simuler le cambriolage.

 

- S’agit-il des hommes au physique méditerranéen que des témoins avaient vu quitter les lieux immédiatement après le crime?

 

- En 1982, le LKA du Land de Basse-Saxe crée un groupe de travail en raison de divers indices graves.

 

- Eté 1982, Düe remet à l’agent secret de la police «Claude» (Mauss) 15 des bijoux déclarés volés.

 

- Il est arrêté et condamné à sept ans et demi de prison par le tribunal de grande instance de Hanovre le 4 janvier 1984.

 

- Entre sa condamnation en 1984 et son acquittement en deuxième ressort en 1989, Düe et ses complices criminels organisent une campagne de diffamation contre M. Mauss, probablement la campagne de diffamation la plus odieuse jamais menée en Allemagne contre un important témoin de l’accusation (l’agent secret de la police Mauss) dans le but de l’écarter comme témoin à charge.



Comme Düe et ses complices s’y attendaient

- Le 13 mars 1989, Réné Düe est relaxé en appel au bénéfice du doute. La chambre correctionnelle de Brunswick n’avait pas considéré les preuves recueillies par des méthodes d’investigations secrètes.




Comme Düe et ses complices s’y attendaient

 

- M. Mauss n’est pas entendu comme témoin à charge par la chambre correctionnelle de Brunswick.

 

Comme Düe et ses complices s’y attendaient

 

- Düe est entendu. Lors de l’audition, il déclare avoir retrouvé, par hasard, les 15 bijoux déclarés volés dans le magasin de son père. La chambre croit cette version des faits.

 

CONTRE TOUTE ATTENTE POUR Düe et ses complices

 

- En dépit de la relaxe prononcée par la chambre correctionnelle de Brunswick, la chambre civile du tribunal de grande instance de Hanovre considère toutes les preuves recueillies par l’agent sous couverture Mauss et d’autres preuves administrées par la police. Elle reconnaît Düe coupable du délit de manœuvre dolosive au détriment de son assurance. En vertu du jugement du tribunal de grande instance de Hanovre du 26 février 1992, confirmé par la BGH, l'assureur est exonéré du versement de tous dommages-intérêts au profit de Düe en raison, entre autres, de la manœuvre dolosive constatée par le jugement. Le tribunal rejette également la demande d’aide juridictionnelle de Düe pour une action en dommages intérêts contre la société d’assurance Mannheimer Versicherung à concurrence de 73 millions de DM.

 

- C O N T R O V E R S E: malgré toutes les décisions précitées, le Land de Basse-Saxe procéda au versement de plusieurs millions de DM à Düe à titre d’indemnité pour détention abusive. Ses complices criminels ont immédiatement empoché cet argent.

 

- Le 20 juin 2000 (19 ans après le cambriolage), 10,8 kilos des bijoux cités dans l’affaire du cambriolage contre Düe sont retrouvés et saisis, encore étiquetés dans leur emballage d’origine, lors des travaux de rénovation effectués dans l'ancien magasin du père Düe sis à la maison des fêtes. La découverte est faite à 400 mètres seulement du lieu du crime.

 

- Après cette découverte, les personnes qui s’étaient laissées influencer par la campagne de diffamation organisées quelques années auparavant contre l’agent sous couverture Mauss, moyennant de gros efforts et beaucoup d’argent, sont elles aussi convaincues de la culpabilité de Düe.

 

C O N C L U S I O N:

 

Des criminologues, juges, procureurs internationaux, etc. interrogés sont unanimes là-dessus: si l’affaire Düe est un cas type qui se prête à merveille à l’étude dans nos écoles de police, elle montre aussi comment Düe a pu obtenir une relaxe, en foulant aux pieds tout principe de l’État de droit, grâce à ses actions criminelles et à l’influent réseau qu’il a pu tisser avec l’aide de ses complices. Et au final, il y a un crime qui reste impuni pour cause de prescription.

 

Malgré tout, au bout du compte, Düe et ses complices criminels s’en sont tirés avec de gros dommages et sans avantages financiers.

 

Pour toutes ces personnes, c’est un rêve qui est parti en fumée, laissant une bizarre impression d’amertume.


Les é v e n t u e l s  é m u l e s devraient en retenir la leçon suivante:


     "L e  C r i m e  n e  p a i e  p a s".

 

WamS, Nr. 25 vom 18.6.2000 [LINK],
HAZ 29.6.2000, [LINK];
Wochenspiegel, 12.6.2000 [LINK], 
dpa, 28.6.2000; [LINK],
Der Spiegel, Nr. 26/2000, S.71,72 und 73; [LINK]
Bild, 24.6.2000; [LINK],
Bild, 26.6.2000;[LINK]


Ordonnance de référé contre Düe, rendue le 31.7.2000 par le tribunal de grande instance de Stuttgart, LG Stuttgart, AZ 17 O 406/2000 [Link],


Requête de Me Wenzel du 4.9.2000, demandant l’exécution de l’ordonnance de référé rendue par le tribunal de grande instance de Stuttgart contre Düe. [Link],

 

Injonction de ne pas faire obtenue contre Rene Düe avec force de chose jugée le 28 septembre 2000, AZ 17O406/400 [Link],

 

Confirmation d’acceptation de Düe [Link],

Communication de son avocat, Me Malottke, du 3.11.2000 [Link],

 

Lettre du 20.1.1992 adressée par Me Wenzel au Procureur général à Celle et au Procureur principal de Hanovre sur le soupçon de participation du citoyen turc Aydin Yildizsoy au cambriolage simulé par Düe le 30.10.1981. [Link]

 

Yildizsoy assassine son complice le 20.3.1991 à Istanbul. Il coud la bouche de sa victime avec un fil, à la manière de la mafia. Interrogé par le tribunal sur cette pratique, il explique que c’est pour empêcher le mort de « divulguer ce qu’il sait », même dans l’au-delà. Lors de son audition, il déclare connaître Rene Düe et que le cambriolage du 31.10.1981 était simulé. Le frère de la victime, Nevzat Avan, déclare également devant le même tribunal d’Istanbul que la victime Nevzat et Yildiszoy s’étaient fait passer pour des cambrioleurs pour attaquer la bijouterie de Düe, avec la complicité criminelle de ce dernier.

 

Pour en savoir plus sur cette affaire, cf. Turquie [Link]

Article de Hürriyet du 1er février 1992 [Link]

Quotidien Mannheimer Morgen du 5 février 1992 [Link]

 

Article de l’hebdomadaire Der Spiegel, édition du 26 juin 2000, N° 26/2000 [Link]

 

 
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